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Protéger son poste des logiciels malveillants

Virus, rançongiciels, logiciels espions, chevaux de Troie : un logiciel malveillant arrive par une pièce jointe, un téléchargement, une clé USB ou un site piégé. Une fois installé, il peut espionner, voler vos identifiants, chiffrer vos fichiers pour réclamer une rançon, ou prendre le contrôle de l'ordinateur — et, de là, s'attaquer au reste de l'université.

Trois réflexes

  1. Faites les mises à jour dès qu'elles sont proposées.
  2. Laissez l'antivirus travailler : ne le désactivez jamais.
  3. N'installez que des logiciels de source sûre.

Faire les mises à jour

La plupart des attaques exploitent des failles déjà corrigées : elles ne réussissent que sur les postes qui n'ont pas été mis à jour.

  • Acceptez les mises à jour du système, du navigateur et des logiciels dès qu'elles sont proposées, plutôt que de les repousser.
  • Redémarrez votre ordinateur régulièrement : beaucoup de mises à jour ne s'appliquent qu'au redémarrage.
  • Un logiciel que vous n'utilisez plus est une faille qu'on ne corrige plus : faites-le désinstaller.

Laisser l'antivirus travailler

Les postes fournis par l'université sont équipés d'une protection gérée par la DSI. Elle reconnaît les logiciels malveillants connus, et repère aussi les comportements suspects — un programme qui se met à chiffrer des fichiers en masse, par exemple.

Ne la désactivez jamais, même pour installer un logiciel qu'elle bloque : c'est souvent qu'il y a une bonne raison. Pour vérifier qu'elle est bien présente et à jour sur votre poste, adressez-vous à votre informaticien de proximité.

Télécharger prudemment

  • Pour un logiciel professionnel, passez par le centre logiciel de l'université ou par votre informaticien de proximité.
  • Sinon, uniquement depuis le site officiel de l'éditeur — pas depuis un site qui « recense » les logiciels gratuits : beaucoup y ajoutent des logiciels malveillants.
  • Jamais de logiciel piraté ou « cracké » : c'est illégal, et ils sont presque toujours infectés.
  • Évitez les sites de téléchargement, de streaming et de contenus pour adultes illégaux : ce sont de véritables nids à logiciels malveillants.
  • Même prudence pour les extensions de navigateur : elles voient tout ce que vous faites en ligne.

Être administrateur de son poste augmente le risque

Les droits d'administration donnent un accès total à l'ordinateur : un logiciel malveillant lancé avec ces droits fait bien plus de dégâts. Si vous en avez, n'utilisez ce compte que pour ce qui l'exige, et travaillez au quotidien avec un compte ordinaire.

Reconnaître une infection

Mes fichiers sont renommés ou illisibles, une demande de rançon s'affiche

C'est probablement un rançongiciel. Débranchez le câble réseau et coupez le wifi, mais n'éteignez pas l'ordinateur : sa mémoire aide à l'analyse. Ne payez rien, et appelez tout de suite votre informaticien de proximité.

Une fenêtre m'annonce un virus et me demande d'appeler un numéro

C'est une arnaque au faux support technique : aucun vrai antivirus ne vous demande d'appeler un numéro ni de payer. N'appelez pas, ne payez pas, n'installez rien. Fermez le navigateur ; s'il ne se ferme pas, éteignez l'ordinateur, puis prévenez votre informaticien.

L'antivirus de l'université m'a alerté

Il a fait son travail. Prenez tout de même rendez-vous avec votre informaticien pour vérifier que rien n'est passé avant l'alerte.

Mon ordinateur est très lent, des fenêtres s'ouvrent seules, mon navigateur a changé

Ce peut être un logiciel indésirable. N'y saisissez plus de mot de passe et faites-le vérifier par votre informaticien.

J'ai branché une clé USB trouvée ou offerte

Débranchez-la, déconnectez l'ordinateur du réseau et prévenez votre informaticien. Une clé inconnue ne se branche jamais : apportez-la plutôt au service informatique.

Les autres situations sont sur la page un piratage, un incident ?.